Non classé, Trucs et Astuces

Notre matos en 5 chapitres

Quel matos pour partir en autonomie ? Une question, beaucoup de réponses… Pour chaque élément de notre matériel, plusieurs choix s’offraient à nous. Quel type de voyage ? Quelles préférences ? Quel budget ? Si vous voulez savoir quels ont été nos choix, voici un article vous présentant une partie de notre matériel et les raisons pour lesquelles nous avons choisi tel ou tel marque…

Chapitre 1: Se déplacer

Les vélos

Nous avons deux vélos différents pour le voyage: un Giant t-mobile et un VSF TX-400. Le Giant est un de mes premiers vélos. Initialement, il n’est pas prévu pour la randonnée et les voyages puisque c’est un vélo de course… Mais au fur et à mesure des voyages (Compostelle, Ecosse, Bretagne…), je l’ai remastérisé pour l’adapter au voyage. Aujourd’hui, le cadre est un peu juste pour moi. C’est donc Sara qui utilisera ce fidèle partenaire.

J’ai acheté le VSF à l’occasion du voyage. La marque Allemande s’est assez vite orientée vers les vélos de tourisme. Elle a notamment développé une gamme de vélo d’expédition (TX) qui est réfléchie pour les voyages de longue distance en condition variée. La particularité de cette gamme ? La combinaison d’un cadre acier de leur fabrication avec des composants de haute qualité. Je suis parti sur le TX-400 car, pour moi, c’est le meilleur rapport qualité-prix de cette gamme. De plus, en explorant un peu les blogs des autres voyageurs, je me suis rendu compte que beaucoup utilisent ce vélo et qu’ils en sont tout à fait satisfait (je le suis aussi d’ailleurs 😉 ).

A gauche, le VSF TX-400 et à droite, le Giant t-mobile. Tous deux sont équipés avec des portes-bagages avant et arrière, des phares, des gardes-boue, un carter et un bon cadenas (ABUS au moins niveau 7).

Les sacoches

Le grand débat sacoche VS remorque reste ouvert… De notre côté, nous avons opté pour les sacoches. Je pense que plus ou moins tous les cyclo-voyageurs seront d’accords pour dire qu’il y a deux leader sur le marché: Ortlieb et Vaude. Les deux marques sont allemandes et les deux sont assez engagées du point de vue environnemental. Nous sommes partis sur les sacoches Ortlieb Back-Roller Classic (arrière) et Sport-Roller Classic (avant). Ce sont les plus vendues et les plus utilisées pour des voyages comme le notre: résistantes, 100% étanches, pratiques… A nouveau, je pense qu’en rapport qualité-prix, il est difficile de trouver mieux.

Alors pourquoi Orlieb ? D’abord parce que mon premier voyage en vélo (Compostelle) s’est fait avec des sacoches Orlieb empruntées à un ami, donc je connaissais (et j’étais satisfait) de la marque. Ensuite, parce que les magasins que je fréquente travaillent plus avec Ortlieb que avec Vaude.

Pages 84 et 86 du Ortlieb Mag 2019

Le GPS

Nous sommes partis sur le Garmin inReach Explorer+. Il est loin d’être le GPS le plus optimal en terme de guidage pour le vélo mais en réalité, c’est bien plus qu’un GPS… Il s’agit en fait d’un téléphone satellite, avec un système SOS, et qui a la possibilité d’être utilisé comme GPS. Initialement, nous avions prévu d’utiliser la borne SPOT Gen3 en ce qui concerne la sécurité (signal SOS connecté à un centre de coordination qui s’occupe de contacter les secours locaux) et nos smartphones comme guide GPS. Nous avons assez vite touché les limites des smartphones en terme d’autonomie de batterie et de résistance aux conditions météorologiques…. Le inReach Explorer+ nous permet de combiner système de navigation et sécurité (aussi connecté à un centre de coordination). Nos premiers tests sont très satisfaisant ! Les cartes sont pratiques, on peut facilement mettre différents signets spatiaux, la batterie tient une semaine (en utilisation GPS 8h/jour) et nous avons envoyé nos premiers messages satellites à nos parents 😉 Le seul bémol, c’est que nous devons découper l’itinéraire en petits morceaux pour le mettre sur le GPS. Et il n’est pas très facile de modifier l’itinéraire en cours de route (nécessité de se connecter sur le site internet de Garmin inReach).


Chapitre 2: Avoir chaud

Les vestes

Avoir chaud c’est important. Mais si on part avec une veste de ski et qu’il fait 14°C, c’est pas génial non plus… Du coup, on a opté pour des vestes 3 en 1. Elles sont en deux parties, la partie extérieure est imperméable à la pluie et au vent et la partie intérieure permet d’avoir bien chaud. On peut mettre l’une ou l’autre ou alors, on peut attacher les deux ensemble (pour retrouver notre veste de ski). Je suis parti sur une veste Millet Pobeda 3 en 1 et Sara sur la Lafuma Track 3 en 1 Loft. On les a déjà bien utilisé et on en est super content !

Les vêtements techniques

En plus de la veste, on est partis sur des sous-vêtements techniques… mais la grande question du moment c’est: plutôt synthétique ou laine de mérinos ? Nous sommes partis sur la laine de mérinos. Il y a des avantages des deux côtés, la comparaison se fait principalement sur les odeurs, la thermorégulation et le temps de séchage. En ce qui nous concerne, le côté « impact écologique » ne nous a pas laissé indifférent non plus… Mais pour être franc, ce qui nous a le plus convaincu c’est qu’on peut porter le vêtement une semaine en faisant du sport sans (trop) puer ^^’ Si vous voulez approfondir la comparaison merinos-synthétique, je vous conseille cet article. Il parle notamment de plusieurs marques 😉


Chapitre 3: Bien dormir

Les sacs de couchage

Nous n’avons pas (encore) grand chose à dire sur les sacs… Pour l’instant nous partons avec des anciens sacs. Ce sont des synthétiques de -15°C extrême de la marque Chlorophylle (Québec) . Ils ne sont pas trop lourds mais super encombrants ! Un sac prend une sacoche arrière entière… Malheureusement, nous avons explosé le budget matos pour le moment… et pour un sac adapté, il faut compter environ 200 € par sac…

La tente

Cela fait déjà quelques années que j’avais fait des recherches pour une tente. La tente MSR Huba Huba était ressortie de mes recherches. Cela fait donc pas mal d’années (depuis 2013) que j’utilise cette tente et j’en suis complètement satisfait ! Encore maintenant, quand je regarde ce qui se dit sur les réseaux de voyageurs, la Huba Huba reste dans le top 5 des tentes que les gens utilisent. J’ai notamment croisé des randonneurs qui l’utilisaient sur le GR20 en Corse.

Nuit au Parc national du Pelister (Macédoine) avant une randonnée vers le Mont Baba (2 601 mètres)

Alors pourquoi cette tente ? En terme de relation espace intérieur-poids, je pense que c’est une des meilleures. Elle est aussi très pratique à plusieurs niveaux. La tente interne est entièrement en moustiquaire, ce qui permet d’avoir une tente bien aérée mais aussi de dormir « à la belle étoile » en étant protégé des insectes. Elle est rapide à monter. La forme de la tente (tente igloo) est pratique quand on est à deux mais c’est aussi une forme adaptée pour résister au vents forts… Point de vue imperméabilité, je n’ai jamais eu de problèmes, même sous fortes pluies, mais je l’entretient régulièrement avec un produit adéquat.


Chapitre 4: Energie

Je vous ai déjà parlé du GPS, on a nos téléphones, une lampe frontale, une caméra et je dois encore vous parler de la lampe UV. Tout ça fonctionne sur batterie… Alors évidemment, on a du réfléchir à ce qu’on prenait au niveau Power Bank… En discutant, j’ai rencontré pas mal de monde qui se disait satisfait des batteries trouvées pour pas cher sur Amazon. Mais de un, il était hors de question pour nous de passer par Amazon (pour ce genre de raisons liées au personnel ou à l’environnement). Et de deux, en faisant quelques recherches, j’ai vu que certains appareils commençaient à avoir des problèmes après 3-4 mois…

Du coup, j’ai regardé un peu ce qui existait et ce qui était vendu dans les magasins de voyage et j’ai découvert la marque Waka Waka. Non seulement ils font du matériel qui à l’air robuste (je suis déjà très satisfait de la batterie) mais en plus ils ont un projet social qui vise à fournir de l’énergie à tous. Je vous laisse regarder cette petite vidéo, le co-fondateur expliquera ça mieux que moi 😉


En ce qui nous concerne, nous avons opté pour le WakaWaka Power 10 (batterie portable de 10 000 mAh) et pour le WakaWaka Solar Panel (panneau solaire). Au début, j’envisageait une batterie avec panneau solaire intégré mais on m’a déconseillé car le panneau n’est pas suffisamment puissant pour charger correctement la batterie.


Chapitre 5: Boire et Manger

Le traitement de l’eau

L’accès à l’eau potable… C’est probablement un de nos plus gros challenge pour le voyage. Nous nous sommes un peu renseigné sur ce qui existe, notamment via cet article des Tourdumondistes. Finalement, nous avons décidé de passer par les produits de Katadyn, une boîte suisse qui s’est spécialisée dans les systèmes portables de traitement de l’eau. Nous avions une idée de ce que nous voulions mais nous les avons contacté pour avoir leur avis. Ils n’ont pas hésité à m’appeler et à m’envoyer des informations complémentaires par mail. Franchement, j’ai été assez agréablement surpris par le suivi personnel pour nous conseiller au mieux. Finalement, nous sommes partis sur deux produits, le Katadyn Steripen Ultra, une lampe UV qui traite l’eau contre les protozoaires, les bactéries et les virus, et le Katadyn BeFree 3L qui traite, entre autres, les particules.

C’est vrai que ce système a un coût mais c’est plutôt un investissement rentable… Petit calcul: 2 personnes * 1 bouteille d’eau (1,5 litres) * 1 euro * 365 jours = 730 euros ! On n’a pas dépensé tout ça pour le système. Bref, avec ce double système nous sommes protégés contre la plupart des problèmes liés à l’eau (ce système ne traite pas le mauvais goût ni certains métaux lourd) et nous n’avons pas de déchets de bouteilles ou autres déchets de tablettes de micropure. Pour le BeFree, nous avons choisi le 3L pour avoir un petit stock lorsque nous ne sommes pas sûr d’avoir accès à l’eau pendant un ou deux jours 🙂

Les ustensiles de cuisine

Nous prévoyons de faire un article plus spécifique sur la cuisine en voyage alors je ne m’étalerai pas ici… Mais nous sommes parti sur une gamelle allemande. Je trouve ça plus pratique que les gamelles anglaises car les allemandes ont un compartiment comme une casseroles. Pour chauffer, nous utilisons un réchaud à alcool. En plus d’être léger et compact, on évite les problèmes qu’on peut avoir avec un réchaud à gaz (incompatibilité entre certaines marques et encombrant) ou avec des esbit (gamelle caramélisée, nécessité de beaucoup de stock, beaucoup de déchet). Le gros avantage, c’est qu’on trouve de l’alcool à brûler partout dans le monde.

Préparation du repas lors d’un petit trip en province de Namur. Le réchaud est caché par le parevent.

J’aborderai les détails plus tard mais ce qui est vachement pratique à avoir du point de vue cuisine ce sont: une petite planche, un lèche-plat, une boite (style tuperware) par personne, une petite brosse de vaisselle et un petit pulvérisateur.


Voilà, je suis à la fin de ce loOong article ! J’espère qu’il vous a plu. N’hésitez pas à nous donner votre avis et/ou votre expérience. Si vous avez des questions sur le reste de notre matos, on s’est amusé à comparer plein de trucs en fonction de ce qu’on cherchait (les dernières recherches concernent les selles de vélos, les lampes frontales et les matelas de camping).


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